20 OCT
Du XO au SP98
Par michelsouhait - Non classé

Sortie Condon et Classic Festival de Nogaro

26 – 27 septembre 2026

Pour cette avant dernière sortie de la saison 2026 nous avons profité d’une météo très favorable, mon nez s’en souvient. Répartis sur 2 jours, la sortie proposait deux thèmes totalement différents.

Notre petit groupe d’une dizaine d’adhérents a pris la route samedi matin pour le village de La Romieu élu, plus beau village de France en son temps. On s’est rapidement débarrassé de la tradition de la panne en DS par une petite crevaison réparée en 2 temps 3 mouvements.

Le village de La Romieu est placé sous le symbole du chat, un commerçant nous en explique la raison :                        Il y a fort longtemps une famine s’abatis  sur le  village. Les  villageois en vinrent à tuer tous les chats du village pour se nourrir. Privé de prédateurs, les nuisibles proliférèrent et détruisirent les récoltes suivantes. Il s’en suivi une seconde famille . Mais fort heureusement une jeune fille au cœur tendre avait caché un couple de chatons lors de la première. famine. Elle les relâcha ainsi que leur descendance et l’ordre fut bientôt rétabli dans le village .

L’étape d’Angéline, sympathique restaurant nous a accueillis en terrasse sous les arcades de la place du village pour nous proposer une carte très gourmande.

Nous avons ensuite découvert le château de Gensac. Atypique,  l’histoire de ce domaine acheté par des amis réunis par le projet de produire des vins et alcools fins et raffinés. Loin des standards de productivité ici chaque parcelle est vinifiée séparément et l’on cultive plus d’une dizaine de cépages différents. On sent que la passion anime ce lieu. On a pu en vérifier les résultats au cours d’une dégustation raisonnable avant de reprendre la direction Condon.

Après avoir déposé nos bagages au Logis des Cordeliers, petit hôtel à taille humaine mais néanmoins doté d’une belle piscine bien orientée. Nous nous sommes rendus à l’Hôtel de Cugnac , siège historique des Armagnacs Dupeyron. Suite au rachat des murs et surtout des stocks par des investisseurs américains l’établissement porte désormais le nom de Maison De Bhakta.

Après le Château Gensac, producteur et distillateur, nous découvrons le métier de négociant affineur. Ici, on achète principalement l’eau de vie récemment distillée pour la laisser vieillir patiemment dans des fûts de chêne exclusivement français. La maison de Bhakta se spécialiste dans les eaux de vie millésimées. Son chai centenaire nous plonge dans une ambiance irréelle. Des foudres énormes, de plusieurs dizaines d’hectolitres côtoient des dizaines de « pièces » de 400 litres , le tout baigné d’une délicate pénombre que parfume la part des anges. Un lieu rare ! 

Au cours de la dégustation, chacun a cherché dans les vitrines le millésime de sa naissance. S’il est cher, c’est qu’il est vieux, mais cela peut aussi être dû au fait qu’il soit rare. D’une manière générale on retiendra que c’est inabordable !

Pour finir, nous déjeunons en terrasse des « 1000 colonnes » face à la cathédrale Saint-Pierre que certains d’entre nous auront pris le soin de visiter préalablement.

Dimanche matin, nous nous élançons vers Nogaro que nous rejoignons en moins d’une heure pour accéder assez facilement à l’espace qui nous était réservé dans le parking des participants. Malheureusement, nous avions oublié la flamme IDéale DS ce qui n’a pas empêché les nombreux badauds de s’arrêter pour admirer nos voitures. Certains dans le groupe découvrent l’ambiance circuit qui règne autour de nous. Quelques stands de souvenirs, mais surtout d’innombrables barnums, sous lesquels les passionnés s’affairent à préparer leur véhicule avant d’entrer en piste. Je pense que l’on peut résumer la situation en disant, ambiance bon enfant, passion et éclectisme.

Bon enfant, car tout le monde discute avec tout le monde. Vous pouvez interpeller les chauffeurs et les mécaniciens, car in fine, ce sont des gens comme vous et moi.

Passion, car pas de professionnalisme ici, chacun vient exprimer sa passion de la mécanique, testez ces réalisations, montrer aux autres ce qu’il sait faire. Partager en somme !

Eclectisme car on voit de tout!  De la petite populaire française à la grosse américaine, de l’Italienne raffinée à l’anglaise bidouillée. La seule chose qui compte c’est que ça brûle de l’essence et que ce soit de la belle mécanique !

Il y a constamment des véhicules qui tournent sur la piste, piste que l’on peut observer sur pratiquement toute sa longueur depuis les gradins naturels libres d’accès. Chaque plateau comprend entre 15 et 30 voitures. Les plateaux sont classés par catégorie, Monoplace, Légende, Avant-Guerre, Hold Compétition, etc. Chaque plateau dispose de la piste pendant une demi-heure et le programme prévoit 3 passages dans la journée.

 À 12h30 se tient le clou du spectacle. Il s’agit de la grande parade où toute personne présente à l’intérieur du circuit avec un véhicule ancien peu pénétrer sur la piste pour en effectuer un à deux tours. Cette année, près de 330 voitures se sont pressées à l’entrée de la piste, parmi lesquels nos DS bien évidemment !

18 JUIN
Sortie Nationale – 2022
Par Jérôme - Sortie Nationale

Vous pouvez retrouver en vidéo le périple de la Sortie Nationale 2022 organisée par le club Midi-Pyrénées en vous rendant sur le site de l’Amicale des clubs Idéale-DS® en suivant ce lien :

https://www.ideale-ds.com/

20 NOV
Salon Epoqu’Auto – 2021
Par Jérôme - Evènement

Comme tous les ans, se tient le salon Epoqu’Auto, le Week-End de l’assemblée générale de notre amicale IDéale DS® sur Lyon. Si vous n’avez pu vous déplacer, voici l’occasion d’en faire un petit tour à travers le diaporama qui se cache sous le lien suivant :

Salon Epoqu’Auto – 2021

19 NOV
Adhésion – 2022
Par Jérôme - Adhésion

Le bulletin d’adhésion 2022 est en ligne : cliquez ici

15 DéC
Adhésion – 2021
Par Jérôme - Adhésion

Le bulletin d’adhésion 2021 est en ligne : cliquez ici

21 NOV
Adhésion – 2020
Par Jérôme - Adhésion

Le bulletin d’adhésion 2020 est en ligne : cliquez ici

07 DéC
Adhésion 2019
Par Jérôme - Adhésion

Le bulletin d’adhésion 2019 est en ligne : cliquez ici

27 NOV
Sortie Nationale – 2018
Par Jérôme - Sortie Nationale

Le programme de la sortie nationale 2018 organisé par la région PACA est en ligne sur le Site de l’Amicale.

16 JAN
Sortie St Jean d’Angely
Par hervetessonneau - Non classé

DE CHARLEMAGNE A ROLAND

 

Munis du livret de route le plus squelettique de l’histoire de notre association (on établit les records qu’on peut), nous sommes arrivés à Saint-Jean-d’Angély à l’heure prévue (plus le quart d’heure bordelais). Au fil de la journée, nous avons découvert que point n’est besoin d’aller très loin pour parcourir le temps et plonger dans l’exotisme. La présence de nombre de nos épouses a enrichi ces invitations au rêve.

Qu’elles en soient remerciées. Remerciements, aussi, à Jean-François, pour son choix judicieux du restaurant gastronomique et astrologique Le Scorlion.

 

Saint Jean d’Angely tient son nom du mariage de l’histoire posthume de Saint Jean Baptiste et du nom d’une Déesse antique de la forêt. Où l’on voit l’habileté de notre guide : en faisant allusion, d’entrée, à une Déesse, il a su capter notre attention. Tout commence avec le roi Pépin 1er d’Aquitaine, descendant de Charlemagne.

Ayant acquis « un des crânes » (!) de l’apôtre Jean, et celui-ci ayant ressuscité ses soldats massacrés par les Vandales, il décida de fonder une abbaye destinée à abriter cette relique. Nous sommes en 817 et au début de ce compte rendu que je me propose de condenser en une dizaine de volumes. En 860, les Vikings détruisent le monastère ; Saint-Jean-d’Angély perd la tête, de Jean. Saint Antoine veille ; en 1010, le crâne est retrouvé, alléluia ! Les Bénédictins fondent une nouvelle abbaye, étape sur la route de Saint Jacques de Compostelle. Sa splendeur durera jusqu’à sa destruction par les huguenots, en 1568, au grand dam des catholiques protestant.

 

En 1621, revers de fortune pour les gibelins, Louis XIII prend la ville, abolit ses privilèges communaux, détruit ses remparts. La répression est telle que la ville est ruinée. Louis XIV pardonne, et au Grand Siècle, puis au siècle des Lumières, Saint-Jean-d’Angély connaitra l’ivresse de la prospérité grâce au négoce des eaux de vie et du cognac. Le corps de bâtiment de l’abbaye visible de nos jours, somptueux, date de cette époque, mais son extension prévue, pharaonique, restera inachevée à cause de la Révolution. Le regard ne sait où se porter, fasciné par les ruines du Moyen Age, ébloui par l’abbaye du XVIIIème et l’ébauche émouvante de son extension.

 

Grandeur et décadence, en 1872, le phylloxera mettra un terme à l’opulence de la ville en détruisant une grande partie de ses vignobles. Le déclin est en marche, mais les témoignages de l’âge d’or de la cité demeurent : la place de !’Hôtel de Ville à la gloire de Michel Regnaud, rédacteur du Code Civil, le Palais de Justice, les hôtels particuliers des riches négociants. Parmi eux, celui de la famille Audouin-Dubreuilh. Nous avons eu le privilège d’en franchir le portail pour l’admirer vu des jardins. Nous y voilà. Tous les chemins mènent à Citroën et Citroën a parcouru le monde.

 

Louis Audouin-Dubreuilh, destiné à reprendre le flambeau du négoce familial des eaux de vie, se découvrit une vocation d’aventurier et d’explorateur après son affectation en Tunisie au cours de la première guerre mondiale. Envoûté par le désert, il tombe amoureux de l’Afrique du Nord, terre où il choisira, au terme de sa vie, de reposer. Recruté par André Citroën, il devient l’adjoint de Georges-Marie Haardt, chef des Croisières Citroën et participe à la traversée du Sahara (1922-1923), à la Croisière Noire (1924-1925), à la Croisière Jaune (1931-1932). Connaissant votre érudition, je sais inutile de rentrer dans les détails de sa biographie. Tout savant que nous sommes, le Musée des Cordeliers nous a donné l’occasion de compléter notre connaissance livresque du sujet.

D’autant plus que notre guide nous a rafraîchi la mémoire avec maestria. Nous avions sous les yeux les objets ramenés de la traversée de l’Afrique, d’Oran à Tananarive : photos, vêtements, objets usuels, armes, œuvres d’art. Nous pouvions contempler les pastels de Lacovleff, peintre officiel des expéditions : portraits de ces pionniers empreints de cette noblesse qui les a rendus dignes de figurer dans !’Histoire. Clou de nos découvertes, : la Citroën-Kégresse sur châssis 62 de la Croisière Noire. Nos DS, garées sur le parking du musée lui ont rendu, par leur présence, un bel hommage.

 

Nostalgie, quand tu nous tiens ! Celle de I’ Histoire, celle des expions de notre marque fétiche. Saint-Jean-d’Angély est à l’image de notre cher et vieux pays, avec ses époques brillantes et ses passages à vide. Trois empires se sont rappelés à notre mémoire : celui de Charlemagne avec Pépin 1er, celui de Napoléon en la personne de Michel Regnaud, enfin, l’Empire colonial français, quand nous croyions en notre mission civilisatrice. Belle initiative que ce voyage à bord d’une expression récente du génie français : la DS.

 

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ».

Roland n’a pu se joindre à nous. A table, il manquait un convive, et quel convive. Dans les conversations, il manquait une voix, et quelle voix. Dans notre convoi, une DS noire faisait défaut, et quel défaut. En un mot, il manquait un ami, et quel ami. Prompt rétablissement, Roland, nous pensons à toi.

 

  1. LACLIDE

 

01 AVR
Le Conservatoire
Par hervetessonneau - Non classé

AMIS d’AULNAY

 

 

« Je crois que l’automobile est aujourd’hui l’équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques » écrivait Roland Barthes en 1957, au sujet de la DS.

 

Quelle meilleure introduction pour rendre compte de notre « pèlerinage » au conservatoire Citroën ? Notre Président et directeur de conscience a œuvré avec obstination pour que nous fassions ce voyage initiatique. Il avait raison. Nul ne peut se prétendre « Citroëniste » avant d’avoir connu ce Compostelle du chevron. Nous avons, dorénavant, la fierté de nous considérer comme « adoubés « et autorisés à arborer l’insigne fléché.

 

Désormais, nous nous sentons gardiens de la tradition Citroën caractérisée par l’esprit d’avant-garde. L’évolution de la marque doit être évaluée à l’aune de cette exigence.

 

La profusion de modèles que nous avons contemplée n’est pas une simple collection. Elle est habitée par les ombres des grands acteurs de cette aventure : les Citroën, Lefebvre, Bertoni, Haardt, Magès, Opron… Ils nous racontent une quête de la perfection : du modèle A en passant par les « tout acier », le « moteur flottant », la Traction avant et sa pléthore d’innovations, l’ébouriffante 2CV, pour arriver à ce point culminant du génie national, la DS. Nul n’est prophète en son pays et la SM, chef d’œuvre incontesté, rêve matérialisé, sera le dernier coupé de prestige français.

 

Il ne s’agit pas de dénigrer les productions qui ont suivi, mais elles n’ont plus étonné le monde. L’esprit Citroën s’est réfugié dans les modèles d’étude, nombreux au conservatoire, et dont on peut regretter amèrement qu’ils n’aient pas eu de suite. Notre époque n’est-elle pas impitoyable avec l’audace véritable, celle qui remet en cause les valeurs les plus établies pour engendrer un « mutant » ? L’amélioration de l’existant n’a jamais enfanté de révolution.

 

Citroën est à un tournant de son histoire avec la naissance de « DS », marque à part entière. Le choix de ce nom instrumentalise le mythe tout en le reniant : il n’y a pas eu de DS2 génétiquement apparentée à son ancêtre. Ce nom est un avatar de la toute puissante « communication » qui pervertit la tradition, celle là même dont nous devons être les témoins et les gardiens : veillons jalousement sur nos autos.

 

Réjouissons-nous, cependant, que le nom de DS se perpétue et reste vivant dans l’esprit du public. Gageons que notre modèle fétiche, utilisé comme faire-valoir, retournera la situation à son profit : le vocable « DS » ressuscité pérennisera la légende de celle qui en 1955 a relégué ses contemporaines au rang d’antiquités.

 

  1. Laclide